Animaux sur le bord de la rivière à Nagarhole
Aigrette en vol
Crocodile
Guêpier ou Bee-eater
Elephant

Nous et les réserves naturelles, c’est pas vraiment la grande histoire d’amour. Les animaux nous fuient dès qu’on pénètre dans ce genre de lieux. On avait donc juré qu’on nous y reprendrait plus et qu’après tout, les réserves sont de toutes façons faites pour laisser les animaux vivre en paix.
Pourtant, notre regard a commencé à changer cette année grâce à des amis “bird watchers” que nous avions accompagnés à la réserve de Thettakad. Cette fois, c’est la visite de notre famille, en séjour sur les rives du lac Kabini qui nous a fait sauté le pas pour retourner tenter notre chance dans une réserve. Kabini a en plus la particularité de se situer entre deux réserves du Karnataka, Bandipur et Nagarhole.
Vu notre historique avec les réserves, on y allait sans grandes ambitions même si nous avions tout de même loué un télé-objectif, un peu frustrés de ne pas avoir pu prendre en photo les beaux spécimens d’oiseaux vus à Thettakad.
Quitte à être sur place, nous avons donc tenté un safari. L’intérêt de Kabini, c’est qu’on peut partir en “safari” à bateau, ce qui nous paraissait un concept déjà moins agressif que le 4×4 habituel. On s’était aussi dit qu’on verrait au moins des oiseaux et qu’à défaut de voir d’autres animaux, ça nous ferait une ballade sympathique.
Pourtant, c’est un festival d’animaux en tous genres qui nous attendait sur les berges du Kabini. Saison chaude oblige, les animaux sont poussés à sortir du couvert pour venir boire et manger la végétation plus verte des bords du lac. Alors, certes nous n’avons tout de même pas vu de tigre ou de léopard (mais c’est tout à fait possible, la preuve, notre famille a vu un tigre le lendemain) mais nous avons vu pléthore de biches, daims, sambars (sortes de grosses biches) sangliers, singes, paons, oiseaux en tous genre, quelque éléphants, bisons indiens (gaurs) et même un bon gros crocodile gueule ouverte posant pour nous. Surtout, ce qui nous a frappé et qui rendait l’expérience magique c’est ce mélange d’animaux vivant ensemble sur les berges du Kabini, les singes jouant sur le dos des biches pendant que le sanglier passe avec ses petits, que le crocodile dore au soleil ou que le snake-bird plonge dans l’eau. Un vrai côté Livre de la Jungle ! De quoi nous donner presque envie de revenir pour tenter cette fois de voir sa majesté le tigre…

Belle route du Karnataka
Plafond du temple de Lepakshi
En haut de Penukonda
Vue depuis le haut du fort de Chitradurga

Ca faisait un moment que nous voulions (re)prendre le temps de nous évader quelques jours à moto. Nous avons profité d’un jour férié fin janvier pour partir à la découverte de la campagne au Nord de Bangalore. Nous avions repéré 2 étapes : le temple de Lepakshi à 130 kms de Bangalore puis le fort de Chitradurga, 180 kms plus loin.

Départ à 2 Bullets à 7h15 avec un autre couple d’amis, on était motivés ! Cependant, quelque chose ou quelqu’un en avait décidé autrement. 10 minutes après notre départ, la Bullet de nos amis perd son embrayage. Autant dire qu’à cette heure-ci, il est difficile de trouver un mécano. Devant retrouver un autre ami, nous continuons la route devant, mais, 10 kms plus loin, notre moteur décide de s’arrêter net. Une dosa plus tard, la moto redémarre finalement, et après un passage chez Noor, notre garagistre préféré d’Indiranagar, nous voilà finalement repartis tous les 4 vers de nouvelles aventures (entre temps nos amis avaient eu le temps de réparer aussi). Ce genre de situations ne nous étonne même plus : on sait la Bullet capricieuse, ça fait aussi parti de son charme… Toujours est-il qu’après ces indicents, les motos ont parfaitement roulé pendant 3 jours….

Malgré ce départ retardé, nous avons pu profiter de Lepakshi le premier jour, super temple au plafond richement peint (la première fois que nous voyions ça) et belle statue de Nandhi (soit disant, facilement, la plus grande d’Inde). Le lendemain nous avons fait un détour par Penukonda, où il semblait y avoir un fort aussi. Nous n’avons pas été déçu, la ballade nous a amené sur une route en lacets magnifique avec des vues superbes sur la vallée. Après avoir croisé de nombreux villages, champs de coton, lacs, rickshaws chargés sur des routes plus ou moins bonnes, nous avons terminé notre périple en visitant le beau fort de Chitradurga et son site naturel magnifique.

Le voyage à moto nous amène toujours son petit lots de surprise que l’on adore : une route magnifique, un super thali dans un village-ville poussérieuse, des sourires depuis les derrières de richshaws, des villages traversés qui semblent ne pas avoir bougé depuis le siècle dernier… qui font que l’on a l’impression de voyager dans le temps et de découvrir une autre Inde, infinie.

Bidar Fort
Bidar fort detail
Inside Bidar Fort
Ali Bareed tomb

Avec Bijapur, Bidar est une des deux villes ex-capitales de la glorieuse époque des Sultanats du Deccan. Comme nous avions vraiment apprécié la première, nous avons donc visité la seconde avec la même formule : petite équipe d’amis férus de vieilles pierre, visite sans se presser (ça reste des villes qu’on pourrait faire en une journée) et curiosité amusée sur le fait de tester l’offre hôtels/restaurants limitée de ce genre de bourgade indienne paumée.

A Bidar, niveau monuments, la star, c’est le fort. Et il faut avouer qu’il ne vole pas sa condition de vedette. En périphérie de la ville, ses doubles voire triples remparts et douves ont réussi à le protéger des assauts du temps et même du développement anarchique moderne de l’Inde. Après avoir emprunté le chemin en zig-zag (anti-charges d’éléphants !) menant à sa majestueuse entrée, on se retrouve dans un sanctuaire où le calme et la verdure prennent le dessus. La visite est ensuite assez originale et personnalisée. Etant donné que peu de touristes (même Indiens) s’aventurent dans le coin, les monuments ne sont pas vraiment ouverts à la visite… mais pas complètement fermés non plus. Pas de tickets, pas de guide mais des “security guards” et grilles fermées à la place (pour les protéger des dégradations). Sauf qu’au final, dès qu’on montre un minimum d’intérêt, les gardes ouvrent les portes des différents lieux et nous font une sorte de visite guidée où le backchich n’est même pas obligatoire (mais toujours bienvenue bien entendu).

Au delà du fort, on trouve aussi en périphérie de la ville ou dans son “memorial park” des tombes, mausolées et même de beaux restes d’une madrasa qui a encore quelque peu recouverte d’une belle mosaïque bleue. On notera aussi la tombe d’Ali Bareed, ouverte aux quatres vents par des arches élégantes et ayant la particularité d’être entouré des tombes de ses… 61 épouses !

Comme à Bijapur, on a passé une soirée assez inédite dans un des seuls restaurants de la ville servant de l’alcool avec les ingrédients habituels de ce genre d’établissements : ampoules à faible intensité, tables collantes, cadavres de bouteille, population 100% masculine et même compartiments privés avec rideaux. Dépaysant :)

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