by in Général

Opéra
Galeries Lafayette à Noël

Bon ok le titre est un brin racoleur pour cet article post-Noël…mais quand on est arrivé en France, tout le monde ne parlait que de ça, S’EXILER, grâce à ce bon vieux Gérard Depardieu. Alors nous Gérard, on en est aussi, on est parti, pas en Belgique (ni en Russie) mais en Inde. Et on a déjà quelques retours d’expérience à partager avec toi. A commencer par Noël. Apprécie-t-on Noël de la même façon lorsqu’on arrive en France comme un cheveux sur la soupe 3 jours avant de commencer les “festivités” ? GERARD, T’Y AS PENSE TOI ??

Ok, c’est l’article de l’exagération, on a évidemment apprécié notre séjour en France pendant 15 jours….N’empêche que cette fois on s’est senti un peu à côté de la plaque pendant deux jours en France et pareil une fois rentrés en Inde (comment tu feras toi, Gérard, quand tu enchaîneras les blagues belges pendant les repas de famille et que personne de ta famille ne te comprendra ??)
Quoiqu’il en soit, ça nous a permis de nous rendre compte qu’on est plutôt satisfaits de vivre au soleil toute l’année (Gérard, ça, en Belgique, c’est juste en rêve, pour toi c’est grisaille et crachin garanti)
dans un environnement assez positif et dynamique (là Gérard ne parlons pas de l’économie ET de la politique Belge).

Reste que la famille et les amis nous manquent ici – bon ça c’est parce qu’on sait que vous lisez :) – (Gérard, habitant à la frontière, c’est un problème que tu n’auras pas).
Par contre, on a aussi appris que se jeter sur la nourriture en arrivant est une grave erreur : il devient difficile d’apprécier le foie gras, les huîtres et toute la charcuterie de la même manière dès le 3ème jour pour des estomacs habitués à la dosa et au palak paneer… (Gérard, c’est là que ça se complique pour toi vu ton amour pour la bouffe… Et encore, avec un régime intensif de frites, tu devrais pouvoir entraîner ton estomac suffisamment pour ne pas avoir à souffrir de ballonnements après le 4eme repas de Noël d’affilé…).

Bref, on commence tout de même à trouver notre équilibre entre ces deux mondes et c’est bizarrement aussi agréable d’être toujours un peu entre deux dimensions (aussi pour éviter ce genre de discussions sur Gérard à la cantine d’ailleurs, même si la cantine…).

Bonne année à tous en tous cas, on est de retour à Bangalore et donc de nouveau actifs sur le blog !

Nouvelle rubrique sur le blog, on donne la parole aux “expats”, ces exilés volontaires qu’on trouve aux quatre coins du monde et plus particulièrement à Bangalore (la ville en compterait le plus grand nombre en Inde). Famille d’accueil naturelle pour nous ici, on en croise finalement pas tant que ça non plus dans la ville.
Bref, le premier que nous faisons passer sur le grill est naturellement Antoine, le collègue Français de Nicolas sans qui nous ne serions peut-être pas venu ici.

Antoine, Bangalore

Arrivé depuis ?
Le 27 Aout 2007. 

Les premières impressions à cette époque ?
De la poussière, des odeurs incroyables, du bruit, enfin la vraie vie !

Pourquoi es-tu parti ?
Envoyé 6 mois par l’agence de pub pour laquelle je travaillais. 6 mois qui se sont transformés en 5 ans…

Quelle est ton activité ici ?
Je travaille dans une agence de communication internationale. Je suis en charge de l’architecture de la boite, qui grossit exponentiellement, et qui, entre autres, donc fait face a des problématiques de structures.

Ce que tu adores et ce que tu détestes dans la façon de travailler ici ?
Un jour on aime tout, la vitalité, la vitesse, le rythme rapide de tout ce qu’on fait, la créativité, l’énergie de tout le monde.
Et le lendemain on n’est pas sur le même tempo, et tout paraît plus difficile.
Mais détester est un mot trop definitif je crois. On s’adapte ou pas, mais rien n’est gravé dans le marbre.

Ce que tu préfères et ce que tu supportes le moins dans ton quotidien Bangalori ?
J’aime le temps toujours agréable, la liberté qu’on a ici, les cuisines indiennes qu’on découvre chaque jour….
Ce qui est compliqué, la pollution, un système anarchique, les embouteillages… mais on a rien sans rien.

Alors l’Inde, eldorado ou miroir aux alouettes ?
Ni l’un ni l’autre. Mais un équivalent du Far West du XIXe aux Etats-Unis. Fascinant. Irritant. Créateur. Destructeur. Mais toujours l’impression d’être au centre du nouveau monde.

Royal Enfiel ou Toyota Innova ?
Enfield – 1978. What else ?

Kingfisher ou Whisky ?
KF mais de temps a autres un peu de Whisky :-)

AC ou ventilateur ?
God bless l’inventeur de l’AC…

Brunch ou Dosa ?
Mais les deux bien évidemment. Dosa & iddly, mais toujours la necessite de s’isoler un peu de l’Inde pour pouvoir survivre.. Et le brunch permet cette décompression.

Ce qui te le manque le plus de la France ? ce qui ne te manque pas ?
La quoi ?

Ce qui te manquera le plus si tu pars d’ici ?
Honnêtement, je ne sais pas. Les masala dosa et les brunchs à côté de la piscine je pense… et mon Enfield.

Serial expat ?
Once you’re expat, you don’t come back.

Tout d’abord, il faut que je vous présente quelqu’un sans qui cette nouvelle “aventure” n’existerait pas, Antoine. Mon guide, collègue, référent et premier ami ici à Bangalore. Antoine vit et travaille à Bangalore depuis maintenant 4 ans et c’est grâce à lui que j’ai trouvé un travail ici (il a aussi tenu un blog pendant plusieurs années sur son expérience indienne : Blogalore).

C’est donc encore lui (et sa pétillante femme suédoise Linda) qui m’a accueilli et me permet de prendre mes marques au plus vite dans cet environnement nouveau. Du coup, je suis comme un “expat’ en pâte” et l’adaptation est plutôt “smooth”. Les précédents voyages en Inde aident pas mal aussi…

Antoine et Linda vivent dans un des quartiers les plus sympas de Bangalore, Indiranagar,  fait de petites ruelles d’un calme presque suspect et bordées d’arbres immenses. J’ai donc aussi pu goûter, toujours grâce à eux, aux premières soirées “entre expates”, aux parties de poker et BBQ (de boeuf !) sur terrasse et virées sur la fameuse “Royal Enfield”. Un GRAND MERCI à eux deux !

J’ai aussi pu tester, lors de mon premier w-e,  quelques expériences tout à fait indiennes :

- la mission “photos d’identité”, un passage obligatoire vu le nombre de paperasses que les Indiens aiment faire remplir, il vaut mieux être équipé. Pas de photomatons ici, il n’y a que des studios photos plus ou moins professionnels, celui auquel j’ai eu le droit avait un look inimitable comme vous pouvez le voir ci-dessus, du coup, j’ai demandé au photographe qu’on inverse les rôles.
- le tout nouveau métro (Namma) qui vient d’être mis en circulation. 6 stations seulement pour l’instant, il survole littéralement la ville et permet d’avoir des vues géniales sur les différents quartiers et leur animation permanente. Le plus drôle étant le cirque orchestré à chaque station par une demi-douzaine de “security guards” prenant leur rôle très au sérieux et sifflant sur tout ce qui bouge. Pas de photos, pas le droit de dépasser la ligne jaune, ils placent même tout le monde le long du quai. Un spectacle gentiment absurde !
- le restaurant (un peu haut de gamme pour ici) en solo avec 5 serveurs en permanence autour de moi ne manquant pas une miette de chacune de mes bouchées.
- les négociations avec les rickshaw-drivers à 10 roupies (20 centimes) près…

Bref, mon sentiment général de Bangalore est positif et j’ai bien l’impression que c’est une ville plus soft que ses deux grandes soeurs indiennes Bombay et Delhi que je connais mieux. On rencontre ici moins de pauvreté, personne ou presque vivant sur les trottoirs, moins de bidonvilles et une verdure omniprésente avec un climat plutôt agréable (même s’il fait tout de même plus de 30° tous les jours et que les températures sont en train de monter). Bon, tout ça reste bien sûr à vérifier, ça ne fait que 3 jours que je suis ici.

Quelques photos de ces premiers jours ici ou directement en dessous :

Sinon, comme vous vous en rendez compte, il y a un petit décalage horaire entre ces posts et le moment où vous les lisez. Il se trouve qu’entre temps j’ai dû bosser la mise en place du blog alors que j’avais écrit ces posts dans les premiers jours.

Depuis, j’ai donc commencé à travailler, trouvé un appart, acheté des meubles et même… un moyen de transport, une Bajaj Chetak (soit la Vespa PX indienne). J’ai aussi fait la rencontre de beaucoup de monde, expats et Indiens. Je vais donc tenter de rattraper le retard dans les prochains posts pour vous raconter tout ça. Parce que même si ça ne fait 15 jours que je suis là, les évènements s’enchaînent vite, très vite !

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