Avec un ami, Venkat, nous venons de temps en temps au travail en vélo (malgré les 13 kms de circulation difficile, pollution et mauvais état des routes). Ce petit exercice nous a permis de remarquer que nous n’étions pas les seuls à pédaler dans cette ville à la circulation folle. Bien entendu, rien n’est fait ici pour inciter les citadins à enfourcher un vélo même si ça serait une bonne solution pour réduire les nuisances et la pollution liés au traffic de plus en plus incontrôlable à Bangalore. Il paraît qu’il y a des pistes cyclables à Pune, pourquoi pas à ici aussi ?
Bref, au-delà de ça, on trouve que les cyclistes de Bangalore ont un vrai attrait esthétique (je suis par exemple très fan du vélo de base ici qui ressemble aux vieux Raleigh Anglais, le “roadster”) et chaque rencontre est une petite anecdote assurée. Nous avons donc choisi de commencer à prendre des portraits photo (avec nos smartphones) des cyclistes de Bangalore et échanger quelques mots avec eux (quand on y arrive, vu que c’est aussi là qu’on se rend compte que tout le monde ne parle finalement pas Anglais).
Nous partageons ces portraits sur une page Facebook et un compte Instagram, “Cyclists of Bangalore” dédiés, suivez le projet et n’hésitez donc pas à partager vos impressions.

Cyclists of Bangalore

Traffic Karma

25 mai
2012

Only in India #2

Pour notre deuxième histoire “Only in India“, nous avons proposé à un collègue Indien de Nicolas, Venkat, de partager avec vous l’une de ses anecdotes. Venkat nous fait donc l’honneur d’être le premier rédacteur invité sur Cheese-Naan. Il est en plus écrivain pendant son temps libre, donc on est gâté ! Il a écrit son texte en Anglais et nous l’avons donc traduit ci-dessous. Pour ceux qui lisent l’Anglais, on vous encourage vivement à lire le texte original que nous publions aussi sur ce post. A cette occasion, on pense d’ailleurs commencer à rédiger le blog dans les deux langues Français et Anglais, mais on a donc un petit travail de traduction à faire pour les précédents articles, on vous tiendra au courant quand nous serons prêts.

En attendant, on vous laisse apprécier cette histoire “Only in India” :

Le vendredi c’est le jour où embouteillages sont les plus importants. Nous étions trois, en train de rentrer du bureau, prenant notre raccourci habituel quand nous nous apercevons qu’un énorme embouteillage est en train de se former. On décide donc de faire demi-tour pour prendre la route principale mais on se retrouve finalement bloqué à un carrefour. Alors que nous attendions patiemment que le trafic bouge, je vois dans mon rétroviseur un taxi remontant à toute vitesse à contre-sens. Il remontait en espérant pouvoir s’insérer au dernier moment dans un espace qui n’existait pas, et allait donc créer un embouteillage encore plus grand.

Je descends ma vitre et sort ma main ouverte, comme pour lui dire “Mais qu’est-ce que tu fais?”. Je m’attendais juste à ce qu’il m’ignore et continue sa route, à ma plus grande surprise, il s’arrête à la hauteur de ma voiture (toujours du mauvais côté de la route) et commence à me hurler dessus : “Pour qui tu te prends pour me faire des signes comme ça ? De quel droit ?”. Ensuite, il descends de sa voiture et avance avec l’air menaçant vers ma vitre, continuant d’hurler et de m’insulter en Kannada (la langue locale du Karnataka, l’Etat de Bangalore). Je lui répète simplement mes questions en Anglais. Ni l’un ni l’autre ne parlons la même langue. Il remonte finalement dans sa voiture, prononçant quelques injures de séparation au passage et repart à toute vitesse.

Nous déplorions ensuite tous les trois la dégradation du sens civique de notre société et fulminions silencieusement contre le manque de décence humaine des habitants de Bangalore et de ses impossibles embouteillages. Le serpentin des voitures les unes derrière les autres avançait d’un pouce mais le cycle de notre karma lui, ne progressait pas.

Quelques minutes plus tard, le chauffeur de taxi revient vers nous, accompagné cette fois de trois imposants camarades. Ils portaient moustaches, bracelets et colliers d’or et avaient l’air plutôt dangereux. Je pensais que le chauffeur ramenait certains de ses amis et j’avais du mal à croire qu’il aille encore plus loin sur cette dispute. Ils frappent à ma vitre et après quelques instants d’hésitation, je la baisse. Le plus autoritaire du lot demande au chauffeur : “C’est bien cette voiture ? c’est bien ce gars ?”. Ensuite, il se tourne vers moi et me demande : “Qu’est-ce qu’il vous a dit ? est-ce qu’il vous a insulté ?” Nous lui répétons donc les insultes qu’il nous avait lancés quelques minutes plus tôt. Le gars autoritaire se tourne alors vers le chauffeur et commence à lui faire la morale : “Pour qui tu te prends ? Un grand bagarreur ? Cette personne t’indiques ce qui est juste; comment oses-tu lui crier dessus ?” Et les trois costauds repartent avec le chauffeur de taxi qui avait l’air maintenant tout à fait désolé.

Nous étions tous les trois assis et interloqués dans la voiture. Nous n’aurions jamais pensé que le chauffeur serait puni aussi rapidement. Le karma est habituellement un process interminable où il faut jouer de patience. J’imagine qu’avec le trafic de Bangalore, il s’agit plus d’un “Car-ma”.

Notre start-up : TITRI

Bangkok VS Kuala Lumpur VS Singapore TOP 10 restaurants Indiranagar 2014 Que faire à Bangalore ? Notre TOP 10 Only In India Bang Alors?! Yoga Quiz Traffic Vespa - local painting Shared Ambi! Bullet trip

Notre blog “voyages”

On The Road Again, the blog for all our trips Out of India, including the one we did from Paris to Sydney on a motorcycle...

Email newsletter

RSS Abonnez-vous au blog par email / You'll receive an email for every new post

Categories

View from the top of Hawa MahalIce deliveryElephant coming downAmber fort wallCity PalaceElephant and his masterPink gateL'arroseur arroséColors inside Hawa MahalHawa Mahal and the street crowdHawa Mahal close-upJaipur buildings from the top of Monkeys templeHawa Mahal view from the streetInside City PalaceJal Mahal palaceSardar boysMonkey over JaipurTranquille dans son palace

Archives